15 juillet 2010
Le syndrome Domenech
Aujourd'hui, le site Internet Marianne 2 a publié un article intitulé
"Insécurité : loi du caïd contre loi de la République".
Celui-ci se demande si une loi des caïds n'est pas en train de s'ériger
progressivement en rival du droit républicain. Il base son analyse sur quatre
faits divers qui ont défrayés la chronique :
"Des témoins à charge qui craignent les
représailles des caïds de la cité et qui, face l’impossibilité de la police de
les protéger efficacement, finissent par se rétracter en plein procès des émeutiers de Villiers-le-Bel.
Un jeune homme tué à force de coups par une vingtaine de personnes accourues
des Mureaux, appelées par un couple qui ne souffrait pas qu’on puisse vouloir
dresser un constat après un accident de la circulation, sur l’A 13. A Belleville, des membres de la communauté chinoise qui
rompent avec la loi du silence pour revendiquer leur droit à la sécurité,
exiger plus de policiers et moins d’impunité pour les voyous du quartier qui
les harcèlent. Et, en point d’orgue, l’histoire de ce jeune homme de 29 ans tué
à coups de couteau, dans la nuit de vendredi à samedi, parce qu’il avait refusé
de donner une cigarette à son agresseur. En plein quartier du Commerce, à
Paris, dans le XVe arrondissement, l’ancien fief de Balladur !"
J'y ajouterais le cas du gang de l'équipe de France qui applique les mêmes
règles :
- Menaces indirectes d'Anelka à l'encontre de ceux qui pourraient révéler ce
qui s'est passé en Afrique du Sud : "S'il y a des joueurs qui voulaient
s'entrainer qu'ils parlent maintenant. Mais je suis certain à 100% que
personne ne le fera". En d'autres termes, c'est comme à Villiers-le-Bel,
le caïd intimide les témoins afin d'éviter qu'ils révèlent la vérité ;
- Agressions physiques à l'encontre de Yoann
Gourcuff par les petites frappes Evra, Abidal, Ribery et Gallas ;
- Rumeur d'une bagarre entre
ce même Gourcuff et Frankenstein Ribery filmée par un coéquipier et qui
tournerait sur Facebook. Rien de moins que du happy
slapping courrament utilisé par les bandes.
Un intellectuel, Alain
Finkielkraut, a le mérite et le courage de dénoncer, depuis les émeutes en
2005, cette "loi". A chaque fois, il est traité de réac alors que les
faits font plus que lui donner raison. Suite à sa chronique sur la
"grève" de l'équipe de France, il a encore fait l'objet d'attaques
virulentes auxquelles il a répondu en indiquant que "la France souffre d'un syndrome Domenech - Quand tout va mal
il faut dire que tout va bien - le problème ce n'est pas les faits c'est le
journal ou la personne qui les expose".
Monsieur Finkielkraut a, par cette formule, joliment résumé l'état des
lieux : la France et une grande partie, notamment l'élite, des Français font
l'autruche. Pire, il arrive très souvent que les caïds soient excusés et
soutenus comme si ils étaient des anges n'ayant que des droits et surtout pas
de devoirs.
Dernier exemple en date avec 6 jeunes caïds d'Argenteuil en vacances en Croatie
qui ont agressé deux Croates, dont l'un est tombé dans le coma, sous prétexte
qu'ils n'acceptaient pas qu'une jeune fille Croate soit prise en photo.
Premier acte de la défense
par la mère d'un des 6 inculpés qui, malgré la distance, a l'air de bien savoir
ce qui s'est passé : "la bagarre
aurait été déclenchée par les Croates, qui n’auraient pas apprécié la façon
dont les Français regardaient une jeune fille. A l’en croire toujours, le jeune
Croate blessé aurait fait une mauvaise chute".Voilà, tout s'éclaire le pauvre malheureux a du glisser en jouant à
1,2,3 soleils avec les six gentils Français...la police Croate est corrompue et
la Croatie un pays de vilain. Vraiment une telle mauvaise foi affirmée ça
laisse pantois !
Deuxième acte de la défense par le conseiller municipal délégué à
la jeunesse d'Argenteuil qui s'est rendu à l'hôpital pour présenter
ses excuses au jeune Croate agressé ainsi qu’à sa famille. J'imagine ce qu'il a
dû leur raconter : "Mon pauvre petit tu sais il ne faut pas lui en vouloir
il n'est pas méchant, il ne voulait pas te faire de mal, c'était juste
amical". Par contre, que l'agresseur présente ses excuses (orales ou
écrites) à sa victime pas possible, hors de questions chez ces gens-là, c'est
le syndrome Anelka.
Troisième et dernier acte de la défense par un élu municipal d'Argenteuil :
"Qui a encadré ces jeunes ? Il y a quand même une responsabilité.
Il s’agit d’enfants mineurs, donc ils ne sont pas partis seuls. Ils sont partis
avec un encadrement. Quelle est aussi la responsabilité de la municipalité dans
ses actes ? Ces jeunes-là, comment étaient-ils recrutés ? Comment
faire pour prendre en charge l’ensemble de ces jeunes pour les rapatrier au
plus vite ? Ce sont des questions que les citoyens se posent légitimement.
L’image d’Argenteuil est gravement entachée à l’étranger. Ce qui est
inquiétant, c’est qu’il s’agit de mineurs qui sont aujourd’hui incarcérés dans
des conditions méconnues". Alors qu'il y a les coupables
sous le nez, si je puis dire, il s'amuse à chercher des responsabilités du côté
de la commune. Comme si, ce type de caïds allait demander bien poliment de
sortir accompagnés par un majeur. Désormais, sa préoccupation première
n'est pas qu'ils soient jugés mais de les faire sortir... Drôle de mentalité...
Cette faillite éducative sociétale gène une grande partie de l'élite qui
préfère la nier plutôt que de la traiter et donc reconnaître l'échec patent de
notre modèle d'intégration. Pourtant, il y a urgence à le faire car petit à
petit la loi des caïds contamine l'espace public jusqu'à menacer le contrat
social.
Pour finir, je rappelle que le sport est le miroir de la cohésion sociale d'un
pays. En Côte d'Ivoire, l'équipe nationale de football est la dernière chose
qui permet de maintenir l'unité entre le nord et le sud du pays. A l'inverse,
dans les années 1990, des matchs du championnat de football de Yougoslavie ont
démontré que le pays se disloquait lentement mais surement. Et nous qu'avons
nous démontré en 2010 avec notre équipe ? L'histoire y répondra mais certains
ont déjà une réponse : la guerre civile.
24 juin 2010
La France des caïds
Depuis hier, l'équipe de France de football ne fait officiellement plus partie de la coupe du monde 2010. Ils ont été au-delà de mes prédictions les plus noires, à tel point que je me demande si nous ne venons pas d'assister en direct à la la fin de la cohésion sociale dans notre pays. Retour en arrière.
Le 17 juin 2010, la France livre l'un de ses pires matchs en coupe du monde contre le Mexique. Aucune envie, aucune combativité, le néant sur le terrain. La France perd deux zéros et par, la même occasion, ses chances d'accéder aux huitièmes de finale. Seule une chose m'étonne, c'est l'abattement de Domenech à la fin du match qui, pour une fois, n'a pas de mots positifs pour qualifier la prestation de son équipe. En réalité, ce qui l'attriste autant ce n'est pas ça, sinon vu tous les matchs pourris il serait mort depuis longtemps, mais un évènement qui s'est déroulé à la mi-temps du match...
L'équipe lève le voile le 19 juin en affichant en une les mots qui auraient été prononcés par Anelka à l'encontre de son entraîneur qui lui reprochait son placement : "Va te faire enculer sale fils de pute".
En lisant ça sur Internet (la version papier étant en rupture de stock dans tous les kiosques), j'ai pris une vraie claque. Pas tellement sur la véracité des propos, auxquels je suis habitué dans la bouche des joueurs de foot notamment ceux du PSG, mais plus sur l'attitude du garçon qui a passé sa mi-temps à marcher et à faire n'importe quoi. Ce dernier a tellement d'ego qu'il ne supporte même pas qu'on lui fasse remarquer qu'il a été nul. A l'inverse, la majorité des Français a été choqué par les insultes. Pourtant ceux qui vivent en banlieue comme moi savent parfaitement que c'est le langage commun et fleuri d'une majorité de d'jeuns.
L'article révèle également que Ribery et Anelka étaient hilares à la fin du match et qu'ils jouent aux caïds avec le beau gosse bien élevé du groupe Yoann Gourcuff. Enfin, il indique que William Gallas communique avec les journalistes à l'aide de son majeur.
Pressentant le coup de tonnerre dans l'opinion publique, la fédération décide d'exclure le joueur de l'équipe, suite à son refus de faire des excuses publiques, et de faire une conférence de presse dans l'après-midi.
Lors de celle-ci, Patrice Evra, en bon chef de meute, prend la défense de son pote Nico qui n'a pas, selon lui, exactement chuchoté ses mots. Chuchotement tellement peu audible qu'il confie avoir été obligé d'intervenir pour mettre fin à l'altercation entre le joueur et l'entraîneur... Désormais, il faut, selon Patrice Evra, trouver le traître qui a révélé cette information à l'Équipe. En synthèse, le dernier match de coupe du monde qui peut encore qualifier les bleus nous nous en foutons, notre gang veut "la balance " qui a parlé aux flics pardon aux journalistes et du même coup venger Nico...
Le lendemain matin, Franck Ribery s'invite sur le plateau de Telefoot pour demander, des sanglots dans la voix, pardon aux Français pour les mauvais matchs et la polémique née de l'affaire Anelka. Il ajoute, au passage, qu'un traître est parmi eux.
L'après-midi du même jour, Patrice Evra apprend au préparateur physique des bleus que l'équipe a décidé de ne pas s'entraîner en réaction à l'éviction de Nico. A cette annonce, ce dernier entre dans une furie telle que Domenech est obligé de s'interposer pour éviter une bagarre. Cette scène filmée, dans laquelle Evra mains les poches défie avec arrogance le préparateur, fait penser à un reportage de zone interdite sur les centres éducatifs fermés.
Une fois cette décision révélée, Evra intime l'ordre à ses troupes de remonter dans le bus direction l'hôtel. Jean-Pierre Escalettes et Raymond Domenech tentent alors, pendant 45 minutes, de raisonner sans succès les joueurs. Le nouvel obs nous apprend aujourd'hui que "le ton est vite monté entre certains joueurs emmenés par Hugo Lloris, Bacary Sagna et Yoann Gourcuff, qui ont voulu descendre et
retourner à l'entraînement, et les cadres de l'équipe, Franck Ribéry, Eric Abidal et Patrice Evra, qui les en ont empêchés. Ces derniers
ont même menacé physiquement les premiers et le tout a failli tourner à
la bagarre générale". Au final, les caïds ont imposé leur loi et réussi, victoire suprême, à faire lire un communiqué à ce bouffon de Domenech. Il était plus que nécessaire de faire cette mutinerie pour venger la bavure dont a été victime Nico.
Mardi 22 juin : Afrique du Sud 2 - France 1. Rideau la France est éliminée.
Que retenir de tout ça ?
Une phrase prononcée par Alain Finkielkraut : "l'esprit des cités pénètre la cité".
En effet, il faut arrêter l'angélisme et le politiquement correct, certains bleus ont appliqué en tous points et en mondovision les codes des quartiers difficiles : intimidations, menaces, irrespect, etc. D'ailleurs, par moments, cela ressemble à une expérience d'enseignants en ZEP avec l'élève qui est sanctionné non pas pour avoir insulté mais pour avoir refusé de s'excuser...
Pire, il semble même que ce groupe soit divisé par couleur, ethnie et religion. L'ex-joueur Vikash Dhorasoo après avoir indiqué, dans le Monde d'aujourd'hui, "je ne me reconnais pas quand il n'y a pas de mixité. Cette équipe
représente la France des banlieues, la France des ghettos, des quartiers
populaires qui sont devenus très durs", révèle que "l'équipe de France demande un buffet halal pour être reçue quelque part".
D'où les questions suivantes qui me viennent à l'esprit : Est-ce que l'équipe de France accepterait un buffet au Vatican ? dans une ambassade Israélienne ? Est-ce qu'un juif peut jouer en équipe de France ?
Ce miroir de la société Française est celui de la désunion. L'esprit black-blanc-beur, du vivre ensemble ,incarné par l'équipe de France 1998 vient véritablement de voler en éclat. Pourra-t-on recoller les morceaux ?
13 juin 2010
Une parité à sens unique
Le principe de parité a pour objet d'assurer une égalité générale entre les hommes et les femmes. Ainsi, depuis 200 ans, les femmes conquièrent progressivement les mêmes droits que les hommes.
Cependant, la discrimination à l'encontre des femmes perdure fortement dans le
monde professionnel (salaires, congés maternité, etc.) et politique. Celle-ci
est très souvent, à juste titre d'ailleurs, dénoncée par les femmes et
relayée fortement dans les médias.
Pour autant, ces derniers ne mettent jamais en lumière la discrimination, plus
sournoise, qui touche les hommes au détriment de la gent féminine. Pendant un
certain nombre d'années, la société Française était organisée de façon patriarcale
: femme au foyer et homme au travail. Le pouvoir financier était détenu
par les hommes qui assumaient l'ensemble des dépenses.
Aujourd'hui, cette organisation est, fort heureusement, obsolète. Pour exemple,
dans mon service, il y a plus de femmes que d'hommes.
Néanmoins, une idée reste ancrée dans la tête de la société Française et de
celle des Françaises : ce sont les hommes qui doivent tenir les cordons de la
bourse.
Ainsi, il est parfaitement "normal" :
- qu'un homme paye son entrée en boîte de nuit et pas une femme ;
- qu'un homme acquitte un droit d'inscription sur un site de rencontres et que
ce soit gratuit pour une femme.
Or, en termes juridiques, cela s'appelle de la discrimination (traitement inégal
et défavorable appliqué à certaines personnes) fondée sur le sexe. D'ailleurs,
celui qui attaquera ce type de mesures, sur ce fondement, gagnera à coup sûr
devant les tribunaux.
Le but de mon propos n'est pas de remettre en cause les luttes des femmes mais
bien de démontrer que la parité exige la remise à plat de toutes les
inégalités. Autrement, cela équivaudra à une société ultra-matriarcale que ce
type de propos pourrait annoncer :
- "Je propose
systématiquement de payer en priant pour qu’il refuse. S’il me laisse payer, ça
n’empêche pas de devenir amants, mais ça me refroidit. Je me mets sur la
défensive. Quand un homme m’invite, il me permet de déposer les armes, d’être
passive, femelle. Je suis sûre qu’il me désire";
- "Pour un simple
verre, c’est à lui de payer, et s’il n’est pas capable de le faire, que
m’offrira-t-il plus tard ?";
- "Nous, les femmes,
nous avons des frais de représentation élevés : coiffeur, maquillage, fringues,
colifichets, ces messieurs non".
Je
vous laisse imaginer si des hommes avaient tenu, à l'inverse, le même genre de
propos. Ils se seraient fait traiter de "machistes".
Pourtant, payer signifie, avant tout, achat de services et pas galanterie ainsi que le démontre ces extraits de l'article précité : Sandra témoigne qu’il lui est arrivé «de céder à des hommes parce qu’ils avaient mis le paquet : grand resto, champagne, boîte. [Elle se sentait] coincée, redevable». Inversement, quand «tu acceptes l’invitation en sachant que tu ne coucheras pas avec le type, tu te sens profiteuse, allumeuse, même». Franck aime payer : «Car je peux dire à une femme que j’ai envie d’elle avec mon argent ».
Dès lors, j'ai du mal à voir la différence entre ce type de femmes et une escort-girl. Pire, il est possible que l'escort-girl soit plus "avantageuse" en termes de temps et d'argent.
Par comparaison, j'ai fréquenté beaucoup de femmes étrangères et leur comportement est radicalement différent sur ce point. Il faut même souvent les freiner car elles adorent régler l'addition. Nous sommes bien loin de l'esprit Guy Roux (voir la vidéo ci-contre à 11 minutes et 50 secondes : http://www.dailymotion.com/video/x7m1iu_lacompilguyroux1_fun). D'autre part, je suis sorti dans pas mal de pays et je n'avais jamais vu de tarifs différents en fonction du sexe à l'entrée d'une discothèque (genre de mesures qui aurait fait la fortune d'avocats américaines si elles avaient existées aux États-Unis).
Encore des exemples à suivre !
06 juin 2010
Les Schtroumpfs en Afrique du Sud
Lors de la débâcle de l'équipe de France à l'Euro 2008, je n'avais pas pu réagir "virtuellement" car mon blog n'était pas encore créé. Cependant, mon ami Harold avait parfaitement décrit ce que je ressentais notamment à propos de cet état d'esprit "si Français" matérialisé par Raymond et sa demande en mariage.
Avant ça, nous avions eu, lors de la superbe campagne de Corée, le président de la Fédération qui vidait des bouteilles à 4800 euros pendant que les bleus prenaient une fessée.
Malgré l'opposition de notre président, qui s'était exprimé en ces termes : « Le maintien de Domenech à son
poste participerait à la désespérance française. Une idée bien de chez
nous : tout foire et tout reste en place », Raymond a été maintenu à son poste surtout afin d'éviter à la Fédération de payer de substantielles indemnités de licenciement à ce dernier.
Or, quelque soit le prix à payer, n'importe quelle société ou organisation l'aurait viré. D'ailleurs, toutes les équipes qui ont ratées leurs Euro ont vu leurs entraîneurs prendre la porte.
Le fait de l'avoir maintenu l'a conforté dans ses orientations footballistique et a renforcé son arrogance voire son incorrection. Pire, les joueurs eux-mêmes semblent avoir suivis la même orientation.
Ainsi, Raymond peut faire les compositions d'équipe les plus absurdes, trouver que son équipe joue bien même quand elle triche ou subit des défaites honteuses, et même réserver un hôtel grand luxe pour le mondial à 589 euros la nuit par personne...
Quant aux joueurs, c'est descente au bordel, négociation des primes de matchs pour le mondial (70 000 euros pour passer le premier tour, 70 000 pour atteindre les
quarts, 100 000 pour les demies et enfin 100 000 pour la finale) alors qu'ils gagnent en moyenne 210.000 euros par mois avec leurs clubs (Voir le commentaire de Florent Malouda : « Cela ne me paraît pas choquant. Si je gagne la Coupe du Monde, je
serai bien content de gagner une belle prime. Jouer bénévolement? Si
tout le monde joue bénévolement oui ») , comportements de diva avec casques dans les oreilles face au public.
Le pire c'est que chaque jour apporte son lot de nausée extra sportive et que le divorce entre les Français et cette équipe devient abyssal.
A ce titre, je suis totalement d'accord avec :
- Yannick Noah : "Moi, je crois surtout que c’est cette équipe qui n’aime pas le public.
On ne peut pas demander aux gens d’aimer une équipe alors que celle-ci
ne donne rien, rien. A commencer par son porte-parole, Raymond Domenech,
qui est un mec plein de qualités mais qui n’aime pas le public. Quand
il parle à une caméra, il n’a envie que d’une chose, c’est de l’envoyer
chier. Comme c’est nous qui sommes de l’autre côté de l’écran, c’est
nous qu’il envoie chier. Et les joueurs passent devant vous avec des
énormes casques sur les oreilles, ils ne parlent à personne. J’ai adoré
les Bleus à l’époque de Platoche (Platini) , de Zizou, mais ces
Bleus-là ne me donnent rien" ;
- et, c'est marrant d'associer les deux, Marine Le Pen : "En réalité, cette équipe de France, hélas, ne représente plus la France,
elle représente Nike, elle représente TF1, elle représente le Crédit
Agricole, elle représente SFR, elle représente de l'argent. En 1998, c'était l'équipe black-blanc-beur, maintenant c'est
l'équipe fric-fric-fric".
Là où c'est le plus consternant, c'est quand la fédération reconnaît, implicitement, la boulette de la prolongation du mandat de Raymond Domenech par l' ouverture de la succession à son poste puis la désignation de son successeur alors qu'il est toujours en poste et que la France à une compétition à jouer. Le comble comme dit le chroniqueur Eric Naulleau serait que les bleus remportent la coupe du monde, il serait alors le premier entraineur ayant gagné la coupe du monde à être démis de ses fonctions...
Dans le même sens, Michel Platini, alors qu'il avait demandé sa reconduction suite au fiasco de 2008, l'a égratigné : "Il y a un problème Raymond, c'est sûr. Un problème de personnalité, pas
de technicien, estime le Roi Michel. Là où il a été nul, c'est après
l'Euro avec son annonce [la demande en mariage de la présentatrice
Estelle Denis, NDLR] qui a heurté toute la France. Il le sait, il l'a
reconnu, il a fait une connerie".
Enfin, même la secrétaire d'État aux sports se met à critiquer violemment cette équipe et son entraîneur : «Si la France va très loin, le choix d'un site proposant les meilleures
conditions d'entraînement paraîtra judicieux. Par contre, si les
résultats ne sont pas à la hauteur de nos attentes, les instances
devront s'expliquer. Il faudra logiquement en tirer les conséquences.J'attends que l'équipe de France nous éblouisse par ses résultats plutôt
que par le clinquant des hôtels. Moi je les ai appelés à la décence en
temps de crise» ; «C'est regrettable de voir ce jeu qui n'est pas bon, d'observer qu'on a
de belles individualités mais que le sélectionneur n'arrive pas jusqu'à
présent à en faire une équipe».
Cette équipe là, son entraîneur, représentent tous les maux actuels de la société Française : le nivellement par le bas des valeurs, la récompense de l'incapacité, l'individualisme, l'incompétence des élites (fédérations ministères) qui au lieu de traiter les problèmes à la racine les laissent perdurer et l'antipatriotisme.
Au final, Raymond Domenech va, comme le disent les Guignols, faire chier tout le monde une dernière fois avant de quitter le
navire, et les bleus passer de bonnes vacances tous frais payés en Afrique du Sud. Et nous pauvres cons, allons regarder ce spectacle lamentable en se demandant s'il faut être compétent et travailler durement pour réussir dans ce pays...
En conclusion, je vous laisse méditer sur le comportement de l'équipe favorite du Mondial, l'Espagne, qui va résider dans un campus universitaire et a décidé de faire des dons des primes de matches à des œuvres
caritatives en cas d'élimination prématurée.
25 mai 2010
l'U.V : le début de la fin
Dans les années 90, les médias Français évoquaient
très souvent la violence aux États-Unis notamment lors des émeutes de Los Angeles. Celle-ci était
aussi prégnante dans le cinéma américain de l'époque avec les films "coup
de poing" que sont : "Boyz'n the Hood" et "Menace II Society".
Tout ceci n'était pour moi, pour nous, que de la fiction mais nous effrayait au
point de nous dire : "Cela ne pourra jamais arriver en France".
Néanmoins, certains oiseaux de mauvaise augure affirmaient, au contraire, que
la France fait toujours comme les États-Unis mais avec 20 ans de retard.
Nous sommes en 2010 et la prédiction de ces corbeaux est malheureusement plus
que vérifiée.
En France, vous pouvez désormais être planté, à mort, pour un regard ou être fusillé pour une cigarette . Au mieux, vous êtes juste tabassé
par toute une bande pour le plaisir ou simplement pour avoir rappelé des règles élémentaires de politesse.
Ces délinquants s'attaquent également et plus régulièrement aux forces de
l'ordre qui menacent leurs trafics et territoires. Une jeune policière de 26
ans a ainsi été abattue, au moyen d’une Kalachnikov, la semaine dernière et un
policier a failli perdre la vie hier lors d’un contrôle d’identité.
Face à ces actes inqualifiables et de plus en plus violents, le journaliste et
chroniqueur Eric Zemmour parle de « brésilianisation » de la France :
« C’est la brésilianisation qui nous
menace : ségrégation raciale, milliardaires à foison et appauvrissement de la
classe moyenne. Misère du monde aux portes des antiques cités. La Défense sera
notre Brasilia. Et la Seine-Saint-Denis nos favelas ».
Quant au maire de Clichy-sous-Bois , il parle de « société
balkanisée » :
« On est de plus en plus dans une
société balkanisée avec des univers et des codes différents. On s’écarte du
modèle de la société républicaine qui existait. On a des territoires à la
dérive ou les codes, les référentiels ne sont pas les mêmes. Parfois je vais à
Paris ou en France avec des gens de Clichy ou Montfermeil et ils me
disent : c’est ça la France ? On ne savait pas ! Certaines
personnes qui ont occupé des responsabilités dans l’Etat ne savait pas que ça
existait ».
Pour ma part, je ne sais pas quel est le terme le plus
approprié mais je partage ce constat d’urgence. La principale raison est, selon
moi, résumée comme suit par Bernard France dans l’hebdomadaire Marianne du 6 au
15 mars 2010 : « (…) j’en ai
assez, aussi, de voir tous ces individus qui subissent leur sort sans réagir ni
s’impliquer dans leur cause et dans la défense de leurs intérêts (…). Ils demeurent individualistes en attendant
que ça se passe ».
En effet, la France est l’un des rares pays d’Europe qui n’a, depuis
65 ans, pas connu la guerre et la dictature sur son sol. Il en résulte que les
citoyens ne sont plus en alerte à propos des libertés individuelles, notamment celle fondamentale de pouvoir circuler sans être agressé par des voyous, et se laissent « porter » par la
vague même si celle-ci peut se transformer en tsunami. La liberté se gagne mais elle se cultive
surtout. C’est pourquoi il faut un réveil patriotique immédiat de tous avant
celui, plus crépusculaire, des armes ou du fascisme…
05 avril 2010
La meilleure réponse au piratage
Il y a quelques jours, je me suis amusé à compter le nombre de jeux X-BOX 360 que je possède. J'ai compté une fois, deux fois, trois fois afin d'être bien certain que je ne rêvais pas : 25 jeux.
C'est un chiffre colossal car je n'ai ma X-BOX que depuis deux ans. D'ailleurs, je n'ai jamais eu autant de jeux depuis que je joue. D'autre part, je précise que ces jeux ne sont pas de vieilles croûtes mais, pour la plupart, les derniers hits sortis.
Comment expliquer cela ?
Je ne suis pas cresus, je n'achète pas mes jeux à 70 euros à la fnac, micromania où autres. En fait, je réalise mes emplettes sur des sites Internet étrangers où les jeux sont moitié moins cher voire même au 1/3 du prix Français. Sans compter que ces mêmes sites bradent les jeux deux-trois mois après leurs sorties alors qu'en France, des années après, un jeu est toujours vendu au même prix.
Ainsi, de nombreux gamers, comme moi, se remettent à acheter massivement. En ces temps de débats sur des lois anti-pirates, il me semble que baisser le prix des jeux en France constituerait la meilleure réponse et parade. En effet, les gens ne piratent pas par plaisir mais uniquement quand ils ne peuvent se payer le bien en question. Enfin, acheter un jeu 70 euros est une vraie prise de risques financière et ludique, surtout si le jeu est moyen, alors qu'à 30 euros la crainte est bien plus limitée.
En conclusion, baissez vos marges et les clients reviendront chez vous !
15 mars 2010
En panne d'intégration
Question du monde magazine du 6 mars 2010 à Maggie Cheung : "Paris vous a-t-il bien accueillie lorsque vous y avez séjourné entre 1997 et 2007 ?"
Réponse : "Jamais je ne m'étais sentie aussi profondément chinoise. J'ai pourtant fait des efforts, adopté les horaires, les usages, la nourriture. Même la langue ! Pas parfaitement, mais tout de même ! Eh bien le sentiment d'étrangeté ne m'a jamais quittée. La certitude de ne jamais pouvoir être de ce pays. Les Français ont un tel comportement d'être français ! Ce n'est peut-être pas gentil de le dire, mais...le charme, la politesse, l'hédonisme de ce pays ne compensent pas ce sentiment de supériorité réellement ravageur. Londres est beaucoup plus ouvert".
La réponse de cette grande actrice chinoise, qui a vécu pendant 10 ans sur notre sol, illustre la panne de notre modèle d'intégration. Désormais, une bonne partie de Français se sent exclut de sa nationalité et se définit comme Italiens, Portugais, Algériens, Bretons, etc.
Le moindre succès sportif d'une équipe extra-nationale est fêté, par ces derniers, sur des endroits symboliques de la nation Française : Champs-Elysées, Capitole, Vieux-port, etc... Quelquefois des symboles sont même attaqués.
Ainsi, notre organisation sociale a réussie à créer et dresser des groupes de Français contre des groupes de Français comme le démontre l'émergence de nouvelles insultes : « sale Français » ; « Français de merde ».
C'est pourquoi, à mon sens, le débat sur l'identité nationale était nécessaire et urgent. Malheureusement, il a n'a été mené que dans un but populiste et électoraliste.
Sans cet examen de conscience, la France ne pourra pas avancer. Pire, elle pourrait, selon les plus pessimistes s'abaisser et même exploser.
L'exemple contemporain de l'ex-Yougoslavie révèle bien que quand des gens ne veulent plus vivre ensemble cela conduit à un éclatement inévitable et brutal.
Les résultats électoraux de ce soir vont, malheureusement, pour partie dans ce sens...
07 mars 2010
Une liberté hors de prix
De 1945 à 1986, les prix ont été administrés en France, c'est-à-dire que c'est l'État qui les fixait. En 1986, le gouvernement de l'époque, décida que ce serait désormais au marché de les déterminer.
Cette volonté s'est matérialisée par l'ordonnance du 1er décembre 1986 notamment son article 1er qui dispose
" (...) Les prix des biens, produits et services [...] sont librement déterminés par le jeu de la concurrence.
Le constat, plus de 20 ans après cette ordonnance, est plutôt en défaveur du consommateur : la concurrence existe mais elle ne joue pas ou plus. En effet, les prix sont, d'un concurrent à l'autre, identiques. Les conséquences du fruit de ces "accords" donnent les prix les plus chers d'Europe pour (liste non exhaustive) :
- les jeux vidéo (75 euros en moyenne - 40 ailleurs) ;
- le téléphone mobile (30 euros par mois contre 19,50 euros) ;
- la restauration et les consommations (verre à 10 euros contre 5 euros) ;
- le gaz (propane en vrac à 1 000 € la tonne contre 800 €) ;
- les vêtements (jean Levi's à 110 euros contre 40 euros).
La presse anglo-saxonne s'est fait, une fois de plus, des gorges chaudes de cette particularité Française. Un article de The Economist du 12 septembre 2009 met ainsi en lumière les obstacles rencontrés par Iliad (à qui l'on doit le prix, c'est suffisamment rare pour être signalé, du forfait Internet le plus bas d'Europe) pour décrocher la quatrième licence de téléphonie mobile : "The rise of Xavier Niel, a controversial internet entrepreneur, says a lot about French business".
En tout état de cause, le regard d'un pays où les produits sont en promotion de façon permanente ne pouvait être que critique mais il démontre aussi que le système est grippé.
D'ailleurs, les consommateurs Français ont, face à ces pratiques tarifaires abusives, réagi en désertant massivement les bars-restaurants et en achetant, notamment via Internet, bons nombres de produits dans des pays où la concurrence n'est pas faussée.
Nos prix, d'apparence libres, sont en réalité administrés par des cartels.
28 février 2010
67% demain 100%
Selon le baromètre
de la confiance politique du Centre de recherche politique de Science Po :
67 % des Français n'ont désormais confiance "ni dans la droite ni dans
la gauche pour gouverner le pays".
Même si les
intéressés, plus occupés à s'occuper de leurs egos ou des fesses de leurs
assistantes parlementaires, ne cherchent pas à connaître la raison de cette
défiance, je pense pouvoir en indiquer l'une des principales raisons.
A tout seigneur, tout honneur, c'est Rama
Yade qui la synthétise le mieux : "Je suis comme une
anomalie statistique dans la classe politique (...) en tant que femme
issue de l'immigration et jeune, je ne corresponds pas aux canons de la vie
politique traditionnelle. Avant je me considérais comme tout à fait normale,
mais quand je suis rentrée en politique, on a pointé tout de suite mes
différences".
Les huit jours d'affaire Soumaré, du nom d'un jeune noir de 30 ans candidat aux élections régionales sur la liste du parti socialiste, ou des accusations infondées sur le passé judiciaire de ce dernier ont été jetées en pâture aux médias par deux papys, ne fait que confirmer les propos de Madame Yade.
En résumé, pour faire de la politique, il ne faut être ni jeune (exception faite de prince Jean) , ni de couleur. Je l'ai d'ailleurs moi-même vécu dans mon ancien mouvement, les jeunes n'étaient en réalité bons qu'à coller des affiches et à tracter le week-end. Dès qu'il y avait des élections, les jeunes étaient systématiquement placés en position de non-éligibles sur les listes électorales.
Il ne faut donc pas s'étonner du mépris affiché des Français à l'égard de cette classe politique grabataire qui accumule les affaires judiciaires, autrement plus graves que celles mentionnées dans l'affaire Soumaré, et les polémiques nauséabondes.
Un jour il y aura 100% de mécontents de cette France anti-jeunes et il sera trop tard pour vous !
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Addendum du 1er mars 2010
Ne touchez pas aux retraites?? Egoistes!
Ne changez rien, laissez les retraites ainsi, augmentez les même, et laissez l'age a 60 ans.
Comme ça dans 10 ans, le système de retraites fera faillite et nous
pourrons enfin repartir sur des bases saines. Avec une division par
deux ou trois de vos retraites. Et ce sera pour moi la jubilation.
En effet la génération actuellement à l'age de la retraite s'est octroyé des retraites mirobolantes en ne laissant à leurs enfants que des dettes.
En tant que "jeune" j'ai donc:
- environ un an de salaire de dettes par l'intermédiaire de la dette publique
- l'obligation pendant toute ma vie de payer la retraite d'un retraité,
qui sera bien plus riche que moi. En effet le taux d'actifs sur
retraités sera bientôt de 1 pour 1 si l'on ne change rien.
L'égoïsme n'a-t-il donc pas de limites???? Nous sommes gouvernés par
les anciens, et ceux-ci prennent les jeunes pour leurs esclaves.
21 février 2010
Un certain regard Britannique
Les nombreux coups de gueule de mon blog portent, pour une large partie, sur la dégradation quotidienne de nos conditions de vie en Ile-de-France. Aussi, quand je suis tombé, samedi, sur l'article du Parisien intitulé : "Pourquoi les Parisiens sont détestables", je m'attendais à lire une prose classique en la matière.
Pourtant, j'ai été plus que surpris par son contenu et, comme d'habitude, pas en bien !
Cet article renvoie à une étude menée par Courriel international sur la perception de notre région par les étrangers.
Quelques extraits de cette étude, disponible sur le site de Courriel international, donnent le ton :
• Ah, si la capitale pouvait se passer de ses habitants !
• Les Parisiens cumulent tous les défauts : bonnet de nuit pour The New York Times, dragueurs lourdingues pour The Daily Telegraph, rustres mal habillés pour l’hebdomadaire roumain Dilema Veche, etc.
• Juchés sur des Vélib’, ils sont un vrai danger public, assure Time.
• Heureusement, il reste quelques librairies anglophones, ironise le New Statesman, et des restaurants casher, comme à Londres.
Ma curiosité éveillée, je me suis décidé à aller lire les références de ces extraits et là je dois dire que j'ai pris une bonne claque. Morceaux choisis :
- "le service dans les restaurants" : Le britannique est plutôt quelqu'un de calme, poli et mesuré (sauf les jours de match de football). J'imagine donc le service que le reporter du dailyshame a du subir pour écrire ça : "The place: the Cafe des Connards, on the famed rue des Merdes in Paris,
which claims to be the restaurant with the rudest waiters on earth, and
le garcon has just told me to shit myself a new head" et ça "When I asked for another five minutes to think about my choice, he told me I was a chieur
– a shitter, basically, and that I could have thirty minutes. He came
back an hour later and everything I chose was ‘off’. All I could eat
was the raw steak".
- "les taxis" : A cause d'une jambe dans le plâtre, beaucoup de taxis ont réfusé de prendre une correspondante de la BBC. "A couple of months back, I broke my leg in a skiing accident and became completely reliant on Paris's taxi service.Wobbling precariously on my crutches after a family dinner in a local restaurant, I hailed the first cab in the rank. He drove up, glanced at my plastered leg and drove straight off again
shouting: "I don't take cripples. Your crutches might damage my
paintwork!".
- la nuit Parisienne : Pour Nabila Ramdani, du London Evening Standard, les clubs ne sont pas assez nombreux, trop selectifs (The English capital's international reputation means that revellers
come from around the world, with this cosmopolitan vibe reflected in
the huge selection of entertainment on offer. Even the VIP clubs in
London are less cliquey. In contrast, the waiting list for entrance to Paris clubs like Cab can stretch back weeks), pas assez de transports de nuit et une insécurité (Night transport in London is far more frequent and safe than in Paris,
with the large crowds about at all hours increasing the sense of
security) et des endroits démodés (There's also a more innovative feel about London nightlife compared to
the Parisian version, with the British music and dance scene far less
clichéd and old-fashioned (topless cancan girls might still be a
novelty to some, but the Moulin Rouge was built in 1889). La conclusion de l'article tombe comme un couperet : "For all these reasons, hundreds of Parisians - and not necessarily just the younger ones - buy cheap weekend Eurostar or easyJet
tickets to cross the Channel at weekends and party all night before
returning home in the early hours. Cheap accommodation is also far
easier to find in London".
Que dire de ce constat, à part : j'ai honte. Oui honte que ce que je remarque et dénonce avec la plus grande vigueur sur la toile soit aussi remarqué par d'autres, encore plus quand ceux-ci sont étrangers.
Au regard de ce constat international accablant, il est urgent que tous les responsables prennent les mesures qui s'imposent (Ceci dit, j'ai des doutes quand je vois, par exemple, que des souris vivent, depuis des mois, dans le restaurant du plus grand magasin du monde sans que personne ne s'en émeuve). A défaut d'action, je pense qu'il faudra envisager, dans un futur proche, de créer des structures associatives pour s'emparer du problème.
Paris belle ville aux oeufs d'or est en train d'être assassinée : REAGISSONS VITE.



