21 février 2010

Un certain regard Britannique

Les nombreux coups de gueule de mon blog portent, pour une large partie, sur la dégradation quotidienne de nos conditions de vie en Ile-de-France. Aussi, quand je suis tombé, samedi, sur l'article du Parisien intitulé : "Pourquoi les Parisiens sont détestables", je m'attendais à lire une prose classique en la matière.

Pourtant, j'ai été plus que surpris par son contenu et, comme d'habitude, pas en bien !

Cet article renvoie à une étude menée par Courriel international sur la perception de notre région par les étrangers.

Quelques extraits de cette étude, disponible sur le site de Courriel international, donnent le ton :

Ah, si la capitale pouvait se passer de ses habitants !

Les Parisiens cumulent tous les défauts : bonnet de nuit pour The New York Times, dragueurs lourdingues pour The Daily Telegraph, rustres mal habillés pour l’hebdomadaire roumain Dilema Veche, etc.

Juchés sur des Vélib’, ils sont un vrai danger public, assure Time.

Heureusement, il reste quelques librairies anglophones, ironise le New Statesman, et des restaurants casher, comme à Londres.

Ma curiosité éveillée, je me suis décidé à aller lire les références de ces extraits et là je dois dire que j'ai pris une bonne claque. Morceaux choisis :

- "le service dans les restaurants" : Le britannique est plutôt quelqu'un de calme, poli et mesuré (sauf les jours de match de football). J'imagine donc le service que le reporter du dailyshame a du subir pour écrire ça  : "The place: the Cafe des Connards, on the famed rue des Merdes in Paris, which claims to be the restaurant with the rudest waiters on earth, and le garcon has just told me to shit myself a new head" et ça "When I asked for another five minutes to think about my choice, he told me I was a chieur – a shitter, basically, and that I could have thirty minutes. He came back an hour later and everything I chose was ‘off’. All I could eat was the raw steak".

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- "les taxis" : A cause d'une jambe dans le plâtre, beaucoup de taxis ont réfusé de prendre  une correspondante de la BBC. "A couple of months back, I broke my leg in a skiing accident and became completely reliant on Paris's taxi service.Wobbling precariously on my crutches after a family dinner in a local restaurant, I hailed the first cab in the rank. He drove up, glanced at my plastered leg and drove straight off again shouting: "I don't take cripples. Your crutches might damage my paintwork!".

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- la nuit Parisienne : Pour Nabila Ramdani, du London Evening Standard, les clubs ne sont pas assez nombreux, trop selectifs (The English capital's international reputation means that revellers come from around the world, with this cosmopolitan vibe reflected in the huge selection of entertainment on offer. Even the VIP clubs in London are less cliquey. In contrast, the waiting list for entrance to Paris clubs like Cab can stretch back weeks), pas assez de transports de nuit et une insécurité (Night transport in London is far more frequent and safe than in Paris, with the large crowds about at all hours increasing the sense of security) et des endroits démodés (There's also a more innovative feel about London nightlife compared to the Parisian version, with the British music and dance scene far less clichéd and old-fashioned (topless cancan girls might still be a novelty to some, but the Moulin Rouge was built in 1889). La conclusion de l'article tombe comme un couperet : "For all these reasons, hundreds of Parisians - and not necessarily just the younger ones - buy cheap weekend Eurostar or easyJet tickets to cross the Channel at weekends and party all night before returning home in the early hours. Cheap accommodation is also far easier to find in London".

Que dire de ce constat, à part : j'ai honte. Oui honte que ce que je remarque et dénonce avec la plus grande vigueur sur la toile soit aussi remarqué par d'autres, encore plus quand ceux-ci sont étrangers.

Au regard de ce constat international accablant, il est urgent que  tous les responsables prennent les mesures qui s'imposent (Ceci dit,  j'ai des doutes quand je vois, par exemple, que des souris vivent, depuis des mois, dans le restaurant du plus grand magasin du monde sans que personne ne s'en émeuve). A défaut d'action, je pense qu'il faudra envisager, dans un futur proche, de créer des structures associatives pour s'emparer du problème.

Paris belle ville aux oeufs d'or est en train d'être assassinée : REAGISSONS VITE.   















Posté par nasvidenje à 23:26 - Commentaires [0] - Permalien [#]


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