25 mai 2010

l'U.V : le début de la fin


Dans les années 90, les médias Français évoquaient très souvent la violence aux États-Unis notamment lors des émeutes de Los Angeles. Celle-ci était aussi prégnante dans le cinéma américain de l'époque avec les films "coup de poing" que sont : "Boyz'n the Hood" et "Menace II Society".

 
Tout ceci n'était pour moi, pour nous, que de la fiction mais nous effrayait au point de nous dire : "Cela ne pourra jamais arriver en France". Néanmoins, certains oiseaux de mauvaise augure affirmaient, au contraire, que la France fait toujours comme les États-Unis  mais avec 20 ans de retard.


Nous sommes en 2010 et la prédiction de ces corbeaux est malheureusement plus que vérifiée.

En France, vous pouvez désormais être planté, à mort, pour un regard ou être fusillé pour une cigarette . Au mieux, vous êtes juste tabassé par toute une bande pour le plaisir ou simplement pour avoir rappelé des règles élémentaires de politesse.

Ces délinquants s'attaquent également et plus régulièrement aux forces de l'ordre qui menacent leurs trafics et territoires. Une jeune policière de 26 ans a ainsi été abattue, au moyen d’une Kalachnikov, la semaine dernière et un policier a failli perdre la vie hier lors d’un contrôle d’identité.

 

Face à ces actes inqualifiables et de plus en plus violents, le journaliste et chroniqueur Eric Zemmour parle de « brésilianisation » de la France :

 

« C’est la brésilianisation qui nous menace : ségrégation raciale, milliardaires à foison et appauvrissement de la classe moyenne. Misère du monde aux portes des antiques cités. La Défense sera notre Brasilia. Et la Seine-Saint-Denis nos favelas ».

 

Quant au maire de Clichy-sous-Bois , il parle de « société balkanisée » :

 

« On est de plus en plus dans une société balkanisée avec des univers et des codes différents. On s’écarte du modèle de la société républicaine qui existait. On a des territoires à la dérive ou les codes, les référentiels ne sont pas les mêmes. Parfois je vais à Paris ou en France avec des gens de Clichy ou Montfermeil et ils me disent : c’est ça la France ? On ne savait pas ! Certaines personnes qui ont occupé des responsabilités dans l’Etat ne savait pas que ça existait ».

 

Pour ma part, je ne sais pas quel est le terme le plus approprié mais je partage ce constat d’urgence. La principale raison est, selon moi, résumée comme suit par Bernard France dans l’hebdomadaire Marianne du 6 au 15 mars 2010 : « (…) j’en ai assez, aussi, de voir tous ces individus qui subissent leur sort sans réagir ni s’impliquer dans leur cause et dans la défense de leurs intérêts (…). Ils demeurent individualistes en attendant que ça se passe ».

 

En effet, la France est l’un des rares pays d’Europe qui n’a, depuis 65 ans, pas connu la guerre et la dictature sur son sol. Il en résulte que les citoyens ne sont plus en alerte à propos des libertés individuelles, notamment celle fondamentale de pouvoir circuler sans être agressé par des voyous, et se laissent « porter » par la vague même si celle-ci peut se transformer en tsunami.  La liberté se gagne mais elle se cultive surtout. C’est pourquoi il faut un réveil patriotique immédiat de tous avant celui, plus crépusculaire, des armes ou du fascisme…

Posté par nasvidenje à 23:45 - Commentaires [0] - Permalien [#]


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