13 juin 2010

Une parité à sens unique


Le principe de parité a pour objet d'assurer une égalité générale entre les hommes et les femmes. Ainsi, depuis 200 ans, les femmes conquièrent progressivement les mêmes droits que les hommes.

Cependant, la discrimination à l'encontre des femmes perdure fortement dans le monde professionnel (salaires, congés maternité, etc.) et politique. Celle-ci est très souvent,  à juste titre d'ailleurs, dénoncée par les femmes et relayée fortement dans les médias.

Pour autant, ces derniers ne mettent jamais en lumière la discrimination, plus sournoise, qui touche les hommes au détriment de la gent féminine. Pendant un certain nombre d'années, la société Française était organisée de façon patriarcale :  femme au foyer et homme au travail. Le pouvoir financier était détenu par les hommes qui assumaient l'ensemble des dépenses.

Aujourd'hui, cette organisation est, fort heureusement, obsolète. Pour exemple, dans mon service, il y a plus de femmes que d'hommes.

Néanmoins, une idée reste ancrée dans la tête de la société Française et de celle des Françaises : ce sont les hommes qui doivent tenir les cordons de la bourse.

Ainsi, il est parfaitement "normal" :

- qu'un homme paye son entrée en boîte de nuit et pas une femme ;
- qu'un homme acquitte un droit d'inscription sur un site de rencontres et que ce soit gratuit pour une femme.


Or, en termes juridiques, cela s'appelle de la discrimination (traitement inégal et défavorable appliqué à certaines personnes) fondée sur le sexe. D'ailleurs, celui qui attaquera ce type de mesures, sur ce fondement, gagnera à coup sûr devant les tribunaux.

Le but de mon propos n'est pas de remettre en cause les luttes des femmes mais bien de  démontrer que la parité exige la remise à plat de toutes les inégalités. Autrement, cela équivaudra à une société ultra-matriarcale que ce type de propos pourrait annoncer :

- "Je propose systématiquement de payer en priant pour qu’il refuse. S’il me laisse payer, ça n’empêche pas de devenir amants, mais ça me refroidit. Je me mets sur la défensive. Quand un homme m’invite, il me permet de déposer les armes, d’être passive, femelle. Je suis sûre qu’il me désire";


- "Pour un simple verre, c’est à lui de payer, et s’il n’est pas capable de le faire, que m’offrira-t-il plus tard ?";

- "Nous, les femmes, nous avons des frais de représentation élevés : coiffeur, maquillage, fringues, colifichets, ces messieurs non".

Je vous laisse imaginer si des hommes avaient tenu, à l'inverse, le même genre de propos. Ils se seraient fait traiter de "machistes".

Pourtant, payer signifie, avant tout, achat de services et pas galanterie ainsi que le démontre ces extraits de l'article précité : Sandra témoigne qu’il lui est arrivé «de céder à des hommes parce qu’ils avaient mis le paquet : grand resto, champagne, boîte. [Elle se sentait] coincée, redevable». Inversement, quand «tu acceptes l’invitation en sachant que tu ne coucheras pas avec le type, tu te sens profiteuse, allumeuse, même». Franck aime payer : «Car je peux dire à une femme que j’ai envie d’elle avec mon argent ».

Dès lors, j'ai du mal à voir la différence entre ce type de femmes et une escort-girl. Pire, il est possible que l'escort-girl soit plus "avantageuse" en termes de temps et d'argent.

Par comparaison, j'ai fréquenté beaucoup de femmes étrangères et leur comportement est radicalement différent sur ce point. Il faut même souvent les freiner car elles adorent régler l'addition. Nous sommes bien loin de l'esprit Guy Roux (voir la vidéo ci-contre à 11 minutes et 50 secondes : http://www.dailymotion.com/video/x7m1iu_lacompilguyroux1_fun). D'autre part, je suis sorti dans pas mal de pays et je n'avais jamais vu de tarifs différents en fonction du sexe à l'entrée d'une discothèque (genre de mesures qui aurait fait la fortune d'avocats américaines si elles avaient existées aux États-Unis).

Encore des exemples à suivre !

 


 








 

 

 

 



 

Posté par nasvidenje à 23:09 - Commentaires [0] - Permalien [#]


Commentaires sur Une parité à sens unique

Nouveau commentaire